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ALORS RACONTE
Alors Raconte, les Frégates météorologiques

Extrait de la revue du secrétariat général à l'aviation civile

Texte de Roger Coroli

Blancs pylônes barbelés d’instruments qui sont autant d’accroche-ciel, scandés de marchepieds, parcourus d’échelles, ils crêtent le navire, d’où qu’on les aperçoive, allumés de feux grégeois quand éclate la foudre, ourlés de lune dans la nuit.
Ils sont à « France II » ce qu’étaient les flèches aux cathédrales : un élan et la conquête, mais tout anthropomorphisme s’est enfui avec les gargouilles. Là ou démons et anges figeaient leurs maléfices, leurs sortilèges, l’antenne gonio-navigation, des anémomètres, deux girouettes, deux antennes VHF, une antenne UHF, le radar navigation, les antennes du radiophare sensibilisent le métal à la vie des ondes, sur le mât avant, une antenne gonio VHF, l’antenne SA2, les antennes sabre pour le radiosondage, sur le mât arrière.

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Christian RAUGEL

J'étais radio Mar-Mar à bord du france I

J'étais radio Mar-Mar à bord du France I…car j’appartenais au personnel navigant de la Sté Navale Delmas-Vieljeux, qui assurait la gérance des deux navires météorologiques stationnaires. Notre vocation habituelle, c’était la navigation à bord des cargos de la Côte Occidentale d’Afrique. Nous quittions alors nos familles pour cinq mois environ, soit deux voyages au planning assez aléatoire. Tandis que les embarquements sur les frégates météo, quatre fois plus courts et planifiés au jour près, permettaient à la Compagnie de réduire les périodes de « disponibilité » (où ses navigants titulaires étaient à sa charge dans l’attente d’un embarquement…) et à nous autres, d’être à terre à tel moment opportun, par exemple pour une naissance ou pour tel de ces cours et examens qui jalonnent la vie d’un officier au Commerce.
Le radio de la Marine Marchande était chargé des services radiomaritime et « PTT » : veille télégraphique de sécurité sur 500 et 2.182 kHz, transmission des télégrammes relatifs à la navigation ou des correspondances privées, notamment les fameuses « lettres radiomaritimes » ou SLT. Celles-ci étaient transmises par radio entre le navire et la station côtière de Saint-Lys, puis acheminées par la poste jusqu’au domicile du destinataire. Je n’en suis plus très sûr, mais il me semble que sur les frégates météo, techniciens et marins avaient droit à une telle « SLT » gratuite au cours de chaque « point ». Au siècle de l’e-mail relayé par Inmarsat, voilà bien une curiosité historique, cependant la femme de ma vie me dit qu’elle n’a pas oublié ces 22 petits mots d’amour…
Un peintre à bord
Outre les techniciens (Météo, SNA), marins et officiers Mar-Mar, l’équipage comprenait aussi un médecin de la Marine Nationale et quelquefois des invités de marque, tel le peintre Fleury. Je me rappelle bien sa pipe, son inséparable besace et son chevalet défiant les paquets de mer dans la coursive extérieure. A la fin du point, il exposait ses œuvres et c’était magnifique de découvrir dans ses vagues de toile, tout ce que notre regard ne décelait pas dans la mer au quotidien. Est-ce qu’à force de baigner dans la beauté, on finit par ne plus la voir ?
On n’allait nulle part ….
Pour un radio « mar-mar », la navigation sur les frégates pouvait avoir quelques côtés frustrants. D’abord, on n’allait nulle part… alors que, même sur un porte-conteneur aux escales trop courtes pour descendre à terre, on a toujours le plaisir de franchir des caps, de charger et décharger du frêt, de rencontrer quelques gens du port, de passer progressivement d’une mer et d’un climat à l’autre. Le travail accompli est ainsi balisé d’une manière concrète et satisfaisante pour l’esprit et le coeur. Des frégates, je me rappelle trop le lent décompte des jours, illustré par la fête de la « mi-point » avec son délicieux repas, ses compétitions sur le pont, des chants et même une poésie de M. Cavallo, lyonnais comme moi. Et le cinéma hebdomadaire dans le grand réfectoire du pont inférieur, les violons d’Ingres des uns et des autres (lecture, jeux, laboratoire photo, bateaux en bouteilles et même des travaux d’aiguille !). Quelquefois, un appareil de Lahn-Bihoué venait nous parachuter un conteneur de courrier. Sans compter le point d’orgue, le voyage de retour où les gens de la Machine couplaient le groupe de secours « Poyaud » sur les barres de propulsion, pour nous ramener plus vite à La Pallice. Mais, tandis qu’à bord des cargos le radio assurait l’entretien des radars et autres équipements radioélectroniques, ceux des frégates étaient bichonnés pendant les deux ou trois semaines « d’inter-point » par un excellent technicien sédentaire. J’ai gardé de lui un excellent souvenir mais, passionné d’électronique, ce genre de travail me manquait un peu.
Evolution des techniques, évolution des tâches
Comme j’opérais dans la même station que les techniciens radios du service Aéronautique (les « SNA), j’ai pu observer l’évolution de leurs tâches avec celle de la navigation aérienne. Ils me diront si je me trompe, mais jusqu’au début des années 70 je les revois manoeuvrant un gros radar 400 Mhz (un « surplus américain » ou peu s’en faut, me semble-t-il) qui leur servait à communiquer aux avions leur position, déduite de la nôtre. Car, bien que l’Atlantique fût déjà une trépidante autoroute aéronautique, il n’y avait encore sur les avions de ligne ni GPS, ni Omega, ni centrales inertielles. A la passerelle d’une frégate, comme à bord d’un cargo, les lieutenants sortaient le sextant au moins cinq fois par jour : deux points d’étoiles, deux droites de hauteur du soleil, la méridienne. Par beau temps, un bon observateur pouvait naviguer à moins d’un mille près. En revanche, quand les astres ou l’horizon n’étaient pas visibles, il ne restait plus qu’à se fier au Loran C, voire au Consol – un astucieux vestige allemand de la deuxième guerre mondiale. Au cours des années 70, les avions furent dotés d’équipements de plus en plus précis, si bien qu’au début des années 80 ils pouvaient se positionner sans les frégates. Le gros radar disparut et, lorsqu’en 1982 je fus amené à remplacer partiellement un radio SNA hospitalisé, l’essentiel de ma tâche consista à répondre aux avions appelants pour des questions de routine, que la station océanique ne répondait plus qu’aux seuls appels de détresse, d’urgence et de sécurité. C’était d’ailleurs une réponse « presse-bouton », enregistrée sur bande magnétique. A cette époque, le manipulateur morse avait cédé la place au télex ARQ pour la transmission des observations météo.
Aurores boréales au point A
Entre 1969 et 1983 (5 points en tout), France 1 et France 2 m’ont ballotté avec ma cinquantaine de collègues techniciens et marins, aux divers points A, J, K et R. Cependant, mon meilleur souvenir de cette navigation dans un carré de 10 milles ou de 100 milles de côté - selon la force du vent et l’état de la mer - reste un point A de juillet 1971. Cerise sur le gâteau, il fut suivi d’une inoubliable escale « de représentation » à Reikjavik. Je me rappelle que certains des techniciens, qui avaient mis pied à terre dans la capitale islandaise lors d’une précédente mission, ne voulaient pas y accoster à nouveau, préférant rentrer à la maison dans les plus brefs délais. Ils allèrent donc en délégation auprès du Commandant pour faire annuler l’escale… ce que l’Administration refusa par radiotélégramme. Ce petit incident illustre que, malgré la bonne entente et l’ambiance amicale qui régnaient généralement à bord, il y avait une certaine différence de sensibilité ou de culture professionnelle entre fonctionnaires et gens de mer. Elle est d’ailleurs bien naturelle et plus tard, devenu moi-même un agent de l’Etat, je l’ai mieux comprise. Quoi qu’il en soit, je pense que pour nous, tous le point A (65° N et 33° W) reste le plus impressionnant des quatre. Avec ses 36 jours de mer, c’était aussi le plus long. Difficile d’oublier sa nuit quasi-polaire l’hiver et son jour presque perpétuel en été, ses tempêtes soudaines et violentes, les rencontres avec des globicéphales et autres mammifères marins, les aurores boréales et la propagation des ondes radio suspendue pendant de longues heures, voire des jours entiers. Et tant d’autres choses enfouies dans le désordre et le flou des souvenirs.
Christian RAUGEL sera présent aux Journées « Alors, Raconte » les 19 et 20 septembre 2009 au Musée Maritime de La Rochelle.

Premier embarquement à bord du France 1 par de Jean Lacroix

A l'âge de 17ans, j’ai décidé de m'engager dans la Marine. C'était en 1961. Je rêvais d'un océan que je n'avais jamais vu et de contrées lointaines telles qu’on pouvait les découvrir dans les livres. A cette époque, il n'y avait ni télé, ni internet et voyager était un luxe très improbable pour le petit Jurassien que j'étais.
Après mon BEPC et une première technique, j’ai dû convaincre mon père de me laisser partir. A cette époque, la majorité était à 21 ans. Je me suis donc retrouvé le 1er juin 1961, le jour de mon anniversaire, au CFM Hourtin pour un engagement de 5 ans dans la Royale.
Je voulais être timonier. J’aimais les cartes marines…mais, hélas, j'étais daltonien !

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Jean Sertillanges et son épouse

Témoignage de Jean Sertillanges, qui a occupé différents postes en salle des machines sur le France I et de son épouse
Les débuts sur la frégate Leverrier
Mr : J’avais fait ma demande à la société navale Delmas. A l’époque, je travaillais au chantier naval comme ajusteur vu que j’ai le CAP qui correspond. Et un soir, le chef mécanicien qui s’appelait monsieur Chassaud, est venu me demander : « C’est bien vous monsieur Sertillanges, qui avez fait votre demande pour naviguer ? » J’ai dit oui. « Et bien présentez-vous demain matin à bord du Leverrier». C’est ce que j’ai fait. J’ai été reçu par le commandant Marchand avec qui j’ai fait affaire, et j’ai embarqué dès le lendemain sur le Leverrier. C’était le 1er juin 1954. On partait pour 4 semaines en mer.

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Jean-Claude Lucas

Témoignage de Jean-Claude Lucas, médecin aspirant sur le France II en 1969.
Je suis Jean-Claude Lucas. Je suis médecin généraliste à Portet sur Garonne dans la banlieue de Toulouse et j’ai eu la chance de faire mon service militaire dans la Marine Nationale, et de ce fait d’avoir été embarqué sur le navire météo France II, qui je crois a été transformé depuis en un voilier de croisière !…. Je dis que j’ai eu de la chance de faire ce service dans la Marine, car cela avait été mon souhait initial de faire une carrière en tant que Médecin de Marine mais les hasards de la vie ne me l’ont pas permis. J’ai été choisi pour embarquer à bord du France II car les Médecins de ce navire étaient recrutés à l’hôpital des armées de Rochefort où nous faisions notre service. De Mars à Avril 1969, j’ai donc eu la possibilité d’embarquer sur le France II, commandant Le Bars, et nous sommes partis pour le point A qui était le point le plus au Nord au niveau du Cercle polaire arctique entre Groenland, Labrador et Islande.

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Jean Paul Benec'h

Texte écrit d'après le témoignage de Jean Paul Benec'h, stagiaire météo
J’ai pris ma retraite au premier juillet 2006 après avoir passé 42 ans dans les nuages et dans la météo.
Une petite tranche de ma vie concerne le France I, au point Alpha entre Groenland et Islande. C’était le stage d’application que nous devions faire à l’issue de notre formation de météo. A cette époque nous restions 36 jours au point Alpha en sortie de stage de l’école de la météo, alors que ceux qui étaient au point Roméo n’y restaient que 28 jours.
Même si c’était bref dans le temps, quand on a fait une telle campagne (c’est le nom qui était donné au temps passé à un point météo), c’est comme si on en avait fait plusieurs ! Par contre pour ceux qui étaient affectés, il y avait les hivers à supporter. Moi j’ai embarqué en juillet 65, un bel été.

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Arsène Caro

Texte écrit d'après le témoignage d'Arsène Caro, commandant.
Comme presque tous les jeunes commandants, après une année ou deux à la tête de cargos, on atterrit sur la côte d’Afrique! Ou d’ailleurs! Pour ceux qui ne sont pas réfractaires à la navigation sur un petit bateau, un séjour sur les navires météos est un passage presque obligé! Cela m’était personnellement égal, et j’ai embarqué avec plaisir sur le France 2, à La Pallice.

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Eric de Smedt

Texte écrit d'après le témoignage d'Eric de Smedt, salle des machines
Les débuts chez Delmas
Je m’appelle Eric de Smedt et je navigue depuis l’âge de 17 ans. Si je suis devenu marin, c’est en grande partie lié à mon beau-père qui était marin lui-même chez Delmas et ça a été plus facile de trouver un embarquement.
A l’époque, Delmas était une grande famille. Il n’était pas rare d’y rencontrer plusieurs personnes d’une même famille naviguant pour la compagnie. Après avoir fait l’école maritime de La Rochelle, j’ai pu embarquer pour la première fois sur le France I en 1977.

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Yves Brand

Témoignage d' Yves Brand, commandant sur le France I
Les officiers de la marine marchande sont formés par les écoles nationales de marine marchande. Du temps où je naviguais, il y avait la branche "machine" et la branche "pont". Donc, chacun sa spécialité. Maintenant, il y a une branche unique qui forme des capitaines de première classe de la navigation maritime, qui sont polyvalents. Moi, j’étais capitaine au long cours, donc concerné par la partie pont, même si j’ai eu une formation aux notions de machine.
Je faisais partie de la société navale Delmas Vieljeux qui fournissait les équipages sur les frégates météo. J’ai tout d’abord navigué chez Delmas Vieljeux puis j’ai été détaché pour une période limitée, c’est à dire deux ans, pour travailler sur les frégates météo. Sur ces frégates, on passait à peu près un mois à quai à la Pallice pour l’entretien du bateau puis un mois en station au point météo.

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Christian Duchenne

Témoignage de Christian Duchenne, ancien météo sur le France I.
J’ai travaillé à bord du France I et j’en ai encore une énorme nostalgie. Si on me demande de repartir demain, je ne vais même pas chercher mes bagages chez moi, je reste à bord, pour être sûr de faire le voyage.
J’ai fait les deux dernières années du France I, avant qu’il ne soit remplacé par ses successeurs, c’est à dire les cargos qui faisaient Le Havre-Les Antilles.
Avant d’arriver sur le France I, j’étais donc météo et je savais que les bateaux météo existaient. Mon père qui était également météo avait déjà fait une ou deux campagnes, de même que mon parrain. Je n’ai eu de cesse d’avoir une mutation sur ce bateau pour faire un voyage !

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Jacques Cherbonnier

Texte écrit par Jacques Cherbonnier, ingénieur météo
Je suis ingénieur de la Météorologie Nationale. En fin de stage, la Direction de la Météorologie m’a envoyé en Algérie, à l’aérodrome de Maison Blanche où je suis resté deux ans. C’était dans les années cinquante. Puis, je suis remonté à Paris. Je me suis présenté à mon directeur en lui disant que je ne voulais pas revenir en Algérie. En récompense, il m’a envoyé en plein milieu du Sahara à Alouef, au temps où les avions n’avaient pas assez d’autonomie pour faire Alger-Gao, ou Alger-Niamey. Au bout de deux années, je suis remonté à Paris en disant à mon directeur, de me donner une autre affectation. Alors il m’a dit : «Calmez-vous, on verra après vos congés» (quatre mois auxquels j’avais droit). Au retour de mes congés, il m’a demandé si les Frégates Météo m’intéresseraient.

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Jean Le Meur

Témoignage de Jean Le Meur, novice pont en 1959 et novice machine en 1960 .

Mai 1958, Le couperet

A 14 ans et demi, à la fin de la classe de quatrième à Paimpol le directeur du cours complémentaire convoque ma mère un dimanche matin.
Certes, mes résultats scolaires pêchent, en algèbre surtout, néanmoins, je traîne une moyenne générale de 9,75/20 qui à ses yeux justifie cette condamnation sans appel :
« Mme Le Meur, votre fils est une ruine ! »

C'est en ces termes choisis qui participent au déshonneur d'un pédagogue, doublés d'une perspective professionnelle aléatoire et imposée, que nous cheminons à pied, moi honteux, ma mère humiliée, sur la longue route qui nous ramène à notre domicile.
Ainsi, sans aucun doute trop peu intelligent pour poursuivre mes études, la sanction est tombée : « Il sera carreleur à Brest, ou marin ! »

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Jean Le Meur, Christian Duchenne, Michel Faivre

Témoignage de Jean Le meur, ancien novice, Christian Duchenne, météo et Michel Faivre, ancien matelot sur le France I.
Le cinéma à bord
Faivre : Le mercredi et Le samedi après-midi, il y avait cinéma! On était alors tous assis dans la salle à manger de l’équipage, qui était la plus grande. Les officiers étaient assis derrière sur les fauteuils et l’équipage était assis par terre, avec les canettes de bière parce qu’il n’aurait pas fallu les oublier. Ceux qui étaient de quart le mercredi et le samedi et qui ne pouvaient donc pas voir le film, avaient une séance de rattrapage le jeudi et le dimanche.

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Gilbert Cesa et Michel Poujol

Texte écrit d'après les témoignages de Gilbert Cesa et Michel Poujol, techniciens météo embarqués à bord du France 1.
Les missions
A bord du France 1, les techniciens météo avaient deux missions principales : l’observation et le radio-sondage.
L’observation : Toutes les heures, 24h sur 24, nous notions les températures, la pression, l’humidité. Nous observions l’état du ciel, les nuages, le vent. Toutes ces informations étaient envoyées par radio. Ce poste se faisait en 3 huit. Nous avions des quarts : 4h/12h, 12-18h et 18h/4h, le quart de nuit. "
Le radio-sondage : 4 fois par jour, nous lâchions un ballon de néoprène gonflé d’hydrogène muni d’un réflecteur radar et d’un attelage permettant d’envoyer une radiosonde munie de capteurs et d’émetteurs lui permettant de communiquer avec un récepteur Eider situé dans le local météo. Le radar permet de connaître la vitesse et la direction du vent à toutes les altitudes traversées, la radio sonde donne toutes les 30 secondes : pression atmosphérique, température et hygrométrie."

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A lire, le récit d'un embarquement sur le France 1 par Eric de Smedt. 8 €. 1 rue des Mimosas 17670 LA COUARDE SUR MER 05 46 27 85 20

Appel à témoins : si vous avez navigué à bord du France 1, contactez-nous !



 
   
 
MUSEE MARITIME, Place Bernard Moitessier BP 3053 17 031 La Rochelle CEDEX 01
Tel : 05 46 28 03 00   -   Fax : 05 46 41 07 87

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